Tradition dans les choux
Catégorie: Les photos préférées, Natures mortes, Photos abstraites
écrit par: Steuker
Les pièces montées traditionnelles confectionnées par empilement de choux fourrés seraient-elles en voix d’extinction ?
C’est ce que me laissent en tous cas supposer les deux derniers mariages auxquels il m’a été donné d’assister.
La nouvelle tendance est indiscutablement aux macarons. Le macaron c’est chic, c’est beau, c’est bon, un chouilla BOBO parisien et surtout ça ne colle ni aux mains, ni aux dents.
Véritables acrobaties gastronomiques, quand ces pièces montées viennent à frôler le statut d’œuvres d’art, la photographie devient l’ultime moyen de transgresser leur caractère éphémère…
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Comment fait-on un macaron ?
Dérivé de la meringue, le macaron est fabriqué à partir de poudre d’amande, de sucre glace, de sucre et de blancs d’œufs. La pâte ainsi préparée est déposée sur une plaque de four et cuite. Ceci lui donne sa forme particulière d’une pâte figée et dorée à la cuisson.
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Qui a inventé le Macaron ?
En fait il n’y a pas vraiment UN inventeur, mais une succession d’appropriations qui sont aujourd’hui à l’origine de l’impressionnante variété qu’il est possible de trouver.
Au Moyen Âge, le « macaron » désignait deux produits différents : le gâteau, mais aussi un potage avec des éléments en farine qu’on mangeait avec du fromage frappé, de la cannelle et du safran et que l’on appelle « macaroni » à partir, seulement, du XVIIe siècle. D’où la difficulté, parfois, de savoir à quels produits les sources historiques font référence.
Huit siècles plus tard, ils sont arrivés en France dans les bagages de Catherine de Médicis à l’occasion de son mariage avec le Duc d’Orléans, futur roi de France. Son impressionnante armée de cuisiniers et de pâtissiers fit découvrir à la cour nombre de produits et de préparations italiens inconnus jusqu’alors, dont les macarons.
Ces délicieux petits gâteaux devinrent ensuite des spécialités régionales par le biais des nonnes qui en fabriquaient dans des monastères. C’est ainsi que sont nés, grâce à celles que l’on surnomma les Sœurs Macarons, les toujours célèbres Macarons de Nancy.
Mais d’autres villes s’en sont fait aussi une spécialité. À Montmorillon, ils sont en forme de couronne ducale. Niort les truffe de copeaux d’angélique. Il existe aussi des macarons de Reims, de Pau, d’Amiens, de Melun, et ceux de Saint-Émilion… mais aussi en Espagne avec les « mostachones » et en Suisse avec les macarons à la noix de coco traditionnels de Noël.
À Paris, c’est le petit-fils de Louis-Ernest Ladurée qui a eu l’idée de les accoler par deux en les garnissant d’une ganache.
Délicieuses gourmandises, elles se déclinent aujoiurd’hui à l’infini : macarons vanille, pistache, chocolat, abricot-lavande, coco, framboise, noisette … et même chez des traiteurs comme Pierre Hermé au foie gras, à la betterave ou autre délire gustatif !
Et, grand débat… où trouve-t-on les meilleurs macarons de Paris ?




























6 janvier, 2009 à 0:08
Quelle question ? Chez Ladurée bien entendu!!! De tous ceux que j’ai gouté (Pierre Hermé, Dalloyau, Fauchon et les boulangeries de quartier les macarons de Ladurée restent mes préférés).
C’est un peu comme la pizza, pour savoir si une pizzeria est bonne il faut tester les basics et ben c’est pareil pour les macarons! Au diable les parfums à la rose ou à la betterave de Pierre Hermé, les meilleurs c’est quand même les macarons au café de Ladurée… D’ailleurs si l’envie folle te prend de m’en offrir
PS : J’adore ta photo. On a l’impression de pouvoir toucher les macarons. T’as pensé à la proposer au traiteur pour ses catalogues
6 janvier, 2009 à 0:16
Au delà de la performance photographique, j’apprends des histoires très intéressantes au travers de tes explications !
))
Une vraie dégustation sans modération
6 janvier, 2009 à 10:24
Cool, c’est l’idée !
6 janvier, 2009 à 14:25
Le jeu sur la profondeur de champ est bien réussi (à la mode pour les photos de bouffe).
Par contre je regrette que les macarons soient à l’envers, sur la photo en plein format. Ca donne un peu mal au coeur.
Par contre, sur la miniature, ça ne me choque pas, peut être parce qu’on a pas de référentiel dans l’espace.
Pour le texte, je le lirais plus tard. Mais de toute façon j’aime pas les macarons
6 janvier, 2009 à 14:29
D’ailleurs, je ne vois pas les vignettes au boulot (hébergées sur flikr ?)
Mais les photos en pleins format oui, alors qu’elles sont aussi sur ton compte… Comment as tu fais pour intégrer la photo sur ton blog comme ça ?
6 janvier, 2009 à 16:36
Tout est hébergé sur Flickr, je ne comprends pas pourquoi tu en vois certaines et pas d’autres si ton boulot bloque Flickr…
Sinon la pièces montée était ainsi faite, le côté renversé n’est donc pas dû à un abus d’alcool, ton mal de coeur peut-être ? Quoi qu’il en soit, j’aime les photos qui présentent des objets dans des situations où on ne les y trouvent pas couramment. Les quelques secondes à se demander de quoi il s’agit sont parfois intéressantes. C’est pour cela que j’aimais bien le côté « mur d’escalade » de cette photo. Cela donne aussi de la dynamique au cliché. Je pense que le malaise vient aussi du fait que cette zone visible est extrêmement petite par rapport à l’objet entier ce qui ne permet pas de l’appréhender dans sa globalité et ça, ça gène nos cerveaux
8 janvier, 2009 à 0:06
Moi j’aime pas les pièces montées traditionnelles qui collent et qui passent mal après un repas de mariage en général bien rempli…
8 janvier, 2009 à 21:59
@Seb: C’est clair que ce n’est pas ce qu’on trouve de plus aérien…
15 janvier, 2009 à 1:32
en tant que « pseudo bobo parisienne » je suis ravie que mes macarons aient un tel succès !!!
merci à toi laurent d’avoir immortaliser cette journée avec un oeil bien à toi !!!
à bientôt
19 janvier, 2009 à 10:44
De rien, mais la journée s’est immortalisée d’elle-même, je ne fais que de permettre de la partager avec les absents